Six français travaillant pour l'association l'Arche de Zoé sont emprisonnés au Tchad pour avoir tenté d'emméner en France 103 enfants mineurs qui vivent de pleins fouet le conflit au Darfour.
L'association a-t-elle tentée d'enlever ces enfants pour, comme l'a nommé le président soudannais Béchir, un "marché aux esclaves" ?
A-t-elle tentée de sauver ces enfants du conflits, après avoir perdu leurs familles ?
Une ombre plane en effet sur cette affaire. Le gouvernement soudannais tenterait-il de discréditer l'action des ONG?
En effet, le retrait des organisations et associations faciliterait l'action du gouvernement sur la province du Darfour. Cependant, même le gouvernement français ne semble pas se prononcer très clairement sur cette affaire. Peur d'un confit politique ?
<< Les six Français inculpés dans l'affaire Arche de Zoé resteront en prison.
Ainsi en a décidé la justice tchadienne, qui a rejeté la requête d'une libération provisoire. « Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire risque de nuire à la manifestation de la vérité et à l'ordre public », a estimé le juge d'instruction chargé du dossier. Les avocats des six Français ont fait savoir qu'ils feront appel.
Plus d'un millier de Tchadiens ont manifesté jeudi, à N'Djamena contre la tentative de faire sortir illégalement du pays 103 enfants et contre la France. Ils ont dénoncé les propos du président français Nicolas Sarkozy selon lesquels il reviendrait au Tchad pour chercher les six derniers Français détenus à N'Djaména. Scandant des slogans anti-français, les manifestants ont jeté des pierres contre des véhicules ayant des Européens à bord, rapporte notre correspondant François Djékombé. >>
Source : VOA News