Conférence Darfour

Jeudi 1er Mars 2007 s'est tenu une conférence internationale de solidarité sur le Darfour en présence de personnalités politiques, de réfugiés soudannais ainsi que d'acteurs humanitaires.




* Au lendemain de l'échec du 24ème sommet France Afrique de Cannes,

* Au moment où les ONG quittent le Darfour,

* Au moment où les Janjawids se regroupent et menacent au nord d'El Geneina,

* Au moment où le Procureur de la Cour Pénale Internationale dévoile les noms des individus soupçonnés d'être impliqués dans les atrocités commises dans la province soudanaise du Darfour

L'association Sauver Le Darfour organise cinquante initiatives en France pour faire cesser les massacres au Darfour et demander à l'ensemble des candidats : « Si vous êtes élu(e)s que comptez-vous faire pour le Darfour ? ».

A 52 jours du premier tour de la présidentielle française, la fédération Sauver Le Darfour 92 a organisé un MEETING de solidarité avec les populations du Darfour : ce jeudi 1er mars 2007 à 20h00
Conférence Darfour

# Posté le vendredi 02 mars 2007 13:00

Modifié le samedi 03 mars 2007 12:24

Il est encore temps d'agir pour sauver les populations du Darfour !


Le Figaro, 22 Décembre 2006


« Seule une coalition énergique des démocraties occidentales
permettra de libérer les populations du Soudan ».


Après huit années à la tête des Nation Unies et à la veille de son départ, Kofi Annan a eu ces mots durs en évoquant le Darfour : « Soixante ans après la libération des camps de la mort nazis, trente ans après le Cambodge, la promesse du “ jamais plus” sonne creux », avant de préciser, en visant le régime de Khartoum : « Ils pourront avoir à répondre collectivement et individuellement pour ce qui est en train de se passer au Darfour. »
La régularité calculée des sévices commis par les milices Janjawids, issues des tribus musulmanes « arabes » , alliées du régime islamiste de Khartoum, à l'encontre des tribus musulmanes « africaines » contestataires de l'ouest du Soudan, a déjà provoqué une épuration ethnique qui a causé plus de 300 000 morts et 3 millions de déplacés.

L'ONU a déjà voté six résolutions et qualifié les actes du régime soudanais de «crimes de guerre et de crimes contre l'humanité». Cependant, les efforts des Nations unies pour obtenir l'accord de Khartoum pour le déploiement de 17 000 Casques bleus en remplacement des 7 000 soldats de l'Union africaine demeurent vains. La situation est bloquée, et l'ONU ne pourra intervenir, car la Russie et surtout la Chine, partenaires économiques privilégiés du Soudan, sont opposées à toute intervention militaire de l'ONU.

Pour sortir la région de la crise, il faut comprendre la véritable nature du régime soudanais. Depuis dix-sept ans, la junte de Khartoum, issue d'un coup d'État en 1989, alors qu'elle ne recueillait que 10 % des voix aux élections sous la bannière des Frères musulmans, a attisé toutes les divisions, religieuses puis ethniques, pour écarter tour à tour les revendications des populations des régions périphériques délaissées du Soudan, qui réclamaient leur part des richesses du pays, et en particulier des dividendes de la manne pétrolière.

Dès son accession au pouvoir, la dictature en poste à Khartoum a d'abord brandi le Djihad pour intensifier la guerre contre le Sud Soudan, animiste et chrétien, qui s'était révolté en 1983 suite à l'introduction de la charia et la suppression d'un statut d'autonomie obtenu par les armes en 1972 ; en jeu, les importants gisements de pétrole qui venaient d'être découverts dans le Sud. Cette première guerre causera près de 2 millions de morts en vingt ans.
Un accord de Paix – factice – sera finalement signé en janvier 2005 avec le Sud-Soudan, censé organiser un partage des richesses et du pouvoir, et en 2010 un référendum sur l'autodétermination.

Mais en 2003, les populations du Darfour qui avaient elles-mêmes été largement réquisitionnées dans la guerre contre le Sud, pressentant l'accord avantageux que Khartoum s'apprêtait à conclure sous la pression de la communauté internationale avec le Sud-Soudan, s'insurgèrent. Khartoum arma alors les nomades arabisés contre les cultivateurs noirs, en exploitant non seulement les dissensions pour le contrôle des terres – apparues entre nomades et cultivateurs suite aux terribles sécheresses des années 70 et 80 –, mais également le racisme antinoir.

Le dénigrement dont sont victimes les ethnies africaines de la part des tribus arabisées est à replacer dans le contexte historique de la traite des Noirs transsaharienne menée par les Arabes depuis le Xème siècle. Cette traite a réduit au moins huit millions d'Africains en esclavage.

Surtout, ces clivages ethniques ont été dangereusement exacerbés par la Lybie à partir du milieu des années 70, avec l'objectif de prendre le contrôle du Tchad et du Soudan. La Libye avait en effet choisi le Darfour comme base arrière de sa Légion islamique, milice issue des tribus nomades soudanaises et tchadiennes, en poursuivant un projet de « Grand Sahel Panarabe ». À partir de 1985, en échange du financement de la guerre contre le Sud-Soudan, Khartoum laissa même la Libye s'installer au Darfour pour lui permettre d'attaquer le Tchad.

Pour arrêter l'épuration ethnique au Darfour, il n'y a plus d'autre voie que d'écarter le régime islamiste soudanais du pouvoir. Pour cela, il n'est ni envisageable de recourir à l'ONU, immobilisée par un double veto, ni pensable de continuer de se reposer sur la seule Union africaine, cantonnée au mieux à un rôle d'observateur. L'Union africaine, qui n'a jamais osé froisser Khartoum, ni condamner les massacres, est sous l'étroite dépendance des pays africains de la Ligue arabe.

Pourtant, la convention internationale sur la prévention des crimes de génocide de 1948 engage nos démocraties à empêcher tout État d'infliger « délibérément à un groupe des conditions de vie calculées pour amener sa destruction en totalité ou en partie ».

Aujourd'hui, le régime de Khartoum est honni de la très grande majorité de sa population, qu'il s'agisse des Africains ou des Arabes eux- mêmes. L'étroite classe dirigeante rebute à tel point qu'en juillet 2005, l'arrivée du leader sudiste John Garang au poste de vice premier ministre en application des accords de paix avec le Sud, avait été acclamée dans les rues de Khartoum.

John Garang, mort dans un accident d'hélicoptère dans le mois qui a suivi son installation, luttait pour un nouveau Soudan, laïc, démocratique, et égalitaire.
Il est temps de mettre fin à la dictature meurtrière de Khartoum.


Il n'est possible de compter ni sur l'ONU, ni sur l'Union africaine. Seule une coalition énergique de nos démocraties permettra de libérer les populations du Soudan.


- « Il est encore temps d'agir pour sauver les populations du Darfour », Le Figaro, vendredi 22 décembre 2006.

# Posté le dimanche 07 janvier 2007 13:14

Sauver Le Darfour

Je souhaiterais vous rediriger vers le site internet de l'association Sauver Le Darfour.
Une organisation qui agit en faveur de l'aide pour le Darfour, région du Soudan où sont perpétrés crimes et massacre des populations..


Jettez y un Oeil, ça ne coûte rien, et ça ne gagne qu'à être connu !


Sauver Le Darfour

# Posté le jeudi 12 octobre 2006 10:25

News 2006

Le conflit dans cette région du Soudan a fait 1,8 million de déplacés.
L'Unicef a décidé d'intervenir sur l'eau et la santé.
Mais seul 40% des fonds sont disponibles ! Il en manque 60 % !! De plus, l'insécurité empêche l'accès à 400 000 personnes. Le point sur cette urgence avec le représentant de l'Unicef au Soudan, Ted Chaiban.



L'Unicef a estimé ses besoins pour 2006 au Darfour à 89 millions de dollars (soit 69,5 millions d'euros). De quelle proportion dispose-t-on actuellement ?

Le manque de fonds représente problème principal, avec l'insécurité.
L'aide nécessaire ne peut pas être fournie sans ces fonds.
Selon les normes internationales, il faudrait 20 litres d'eau par personne et par jour.
C'est le cas dans les camps où le personnel peut travailler, mais cela n'est pas possible partout à cause de l'insécurité.
Cela dit, le chiffre de 40% représente déjà un progrès par rapport au mois de juin, où seul 20% était pourvu.

Le manque d'eau est-il à l'origine de l'épidémie de choléra qui touche la région actuellement ?

C'est un élément important mais ce n'est pas le facteur déclencheur. Le choléra est endémique dans tout le nord du Soudan, pas seulement au Darfour. Il y a deux semaines, on comptait 5500 cas sur tout le pays, avec un taux de mortalité de 3,3%. Dans l'Est et à Khartoum, l'épidémie décroît.
Pas encore au Darfour. Il est d'autant plus difficile d'agir que le personnel technique soudanais n'ose plus intervenir auprès des personnes. Ce personnel a été accusé par les déplacés de chercher à empoisonner l'eau (un enfant était mort de diarrhée).
Trois membres de ce personnel ont été battus à mort.
Trois autres personnes ont été sauvées in extremis.

Avec quelles autorités l'Unicef parvient-il à travailler au Darfour ?

Au Soudan, trois Etats constituent le Darfour : le Nord, l'Ouest et le Sud. Nous avons l'habitude de travailler avec les instances techniques de ces trois Etats.
Nous négocions aussi avec plusieurs mouvements pour accéder aux zones rebelles. Et puis bien sûr nous travaillons avec nos partenaires des Nations unies et avec plusieurs ONG.

Le manque de sécurité aujourd'hui pourrait-il contraindre l'Unicef à quitter le Darfour ?


A l'heure actuelle il n'en est pas question. Ma conviction est que sur ce genre de terrain, il faut s'installer dans la durée pour être efficaces. Mais le fait est que la situation est dangereuse. L'Onu comptabilise 12 personnels humanitaires tués depuis début 2006, la plupart au cours des deux derniers mois. Depuis octobre 2005 (la meilleure période), nous avons perdu l'accès à 400 000 personnes.
Un accord de paix a été signé en mai 2006 entre Khartoum et une des factions rebelles, mais d'autres factions l'ont rejeté.
Au Nord Darfour, les combats rendent l'accès aux personnes très difficile.
Au Sud, le processus de paix semble plus avancé.
A l'Ouest, nous sommes en face d'un climat d'insécurité. Négocier l'accès aux populations, pour nous ou pour nos partenaires fait partie de notre quotidien.
Nous sommes prêts à intervenir par route, par avion, en hélico. Il en va de l'approvisionnement en eau, des services et des soins de santé.
La réalisation de la campagne de vaccination que nous menons contre la polio et la rougeole est fonction de l'accès aux enfants. Selon Médecins sans Frontières, 20% des enfants ont pu être vaccinés.
News 2006

# Posté le vendredi 15 septembre 2006 10:37

Agissez concretement... pour le prix d'un timbre !

Agissez concretement... pour le prix d'un timbre !
Joignez-vous à nous pour demander au gouvernement soudanais et à la communauté internationale d'agir immédiatement afin de mettre un terme aux sévices infligés aux femmes du Darfour, sévices qui constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, et de protéger les femmes qui ont subi des violences.

Envoyez la lettre ci-dessous à :

Lieutenant-General Omar Hassan Ahmad al-Bashir,President's Palace,PO Box 281, Khartoum,Soudan. Fax : + 24911 771651/783223/779977

Dear Mister President,

I am writing to express my deep concern about acts of violence against women as a weapon of war in the Darfur conflict and urge you to take action and to protect the women and girls of Darfur.

In a recent mission to Sudanese refugee camps, Amnesty International delegates found that many of the human rights violations in Darfur have been targeted specifically against women and girls. These violations have included abductions, sexual slavery, torture and forced displacement.

I urge you, as President of Sudan, to act now to stop violence against women and provide immediate and adequate assistance to women who have been affected by sexual violence.

I urge you to :

- suspend members of the armed forces suspected of committing, ordering or aiding and abetting rape or other human rights abuses against women
- disarm and disband the Janjawid militia, and make clear to combatants that those responsible for rape and other forms of sexual violence - which in armed conflict are war crimes - will be brought to justice
- maintain and widen access to all areas for humanitarian organizations, monitors and human rights defenders, and ensure that official personnel assigned to camps for refugees or the displaced will not include members of the Janjawid militia
- in cooperation with the international community, ensure that all victims of sexual violence have access to medical treatment including psychological support, reproductive health services and treatment against sexually transmitted infections.

Thank you for your attention, I look forward to your response.

Sincerely,

(Signature)

# Posté le samedi 03 juin 2006 16:44