Compléments d'informations

Complément d'information

Le rapport d'Amnesty International sur le viol comme arme de guerre dans le Darfour, au Soudan, et la violence sexuelle et ses conséquences, a été écrit à partir de témoignages recueillis par Amnesty International en mai 2004 auprès de Soudanais réfugiés au Tchad.

La campagne mondiale d'Amnesty International intitulée "Halte à la violence contre les femmes" vise à mettre un terme à cette atteinte abjecte aux droits humains ainsi qu'à d'autres violations cachées des droits fondamentaux.

Chez elles, dans leur quartier ou dans leur village, en temps de guerre ou en temps de paix, des millions de femmes et de fillettes sont battues, violées, mutilées et tuées en toute impunité.

« Vous, les femmes noires, on va vous exterminer, vous n'avez pas de Dieu », telles sont les paroles terrifiantes lancées par des miliciens Janjawid à une femme qu'ils ont enlevée et violée.

Khadija (son nom a été modifié), vingt ans, était enceinte de deux mois quand la milice soutenue par le gouvernement a attaqué son village. « J'ai été emmenée en même temps que des dizaines d'autres filles. On nous a fait marcher pendant trois heures. Pendant la journée, ils nous ont battues... Ils nous ont violées plusieurs fois la nuit », a-t-elle dit à Amnesty International. « Les Janjawid nous gardaient avec des fusils. Pendant trois jours, nous sommes restées sans nourriture ».



Les femmes ont été particulièrement touchées. Parce qu'elles s'occupent de leur famille, les femmes restent souvent près de leur village, ce qui fait d'elles des cibles faciles. Les miliciens Janjawid ont commis des viols et agressions sexuelles sur des milliers de femmes et de fillettes, dont certaines âgées de huit ans seulement.

Ils ont procédé à des viols collectifs, enlevé des femmes pour en faire des esclaves sexuelles et battu ou tué celles qui résistaient. Parmi les femmes enlevées, certaines ont eu les bras et les jambes cassées pour les empêcher de s'enfuir. Les Janjawid ont patrouillé à la périphérie des camps de déplacés et aux alentours des villes et des villages du Darfour, violant les femmes qui s'aventuraient dehors à la recherche de nourriture et d'eau.

Des réfugiés ont déclaré que le viol était utilisé délibérément au Darfour pour humilier et punir des communautés entières, et finalement leur faire quitter leurs terres. Beaucoup de femmes ont été violées en public devant leurs maris, parents ou voisins.


Ces femmes doivent vivre avec la menace du VIH/sida, et les soins médicaux auxquels elles ont accès au Darfour et dans les camps de réfugiés du Tchad, sont réduits au minimum. Leur impact sur les liens familiaux et les relations sociales est souvent dévastateur. Les femmes qui ont subi des violences sexuelles assument de surcroît le déshonneur infligé à tout le groupe. Elles sont parfois rejetées, ainsi que leurs enfants.
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# Posté le samedi 03 juin 2006 16:41

Propositions d'Amnesty International

Propositions d'Amnesty International
Amnesty International lance également un appel pour que :

- toutes les parties au conflit mettent un terme à ces pratiques et condamnent le viol comme arme de guerre et que des mécanismes appropriés soient mis en place pour assurer la protection civile ;

- les milices des Janjawid soient désarmées et dissoutes et que cessent leurs attaques contre la population civile.

- une commission internationale d'enquête soit mise en place immédiatement pour procéder à l'examen des éléments tendant à prouver l'existence de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et autres violations du droit international humanitaire, viols et allégations de génocide notamment ;

- les auteurs présumés d'attaques à l'encontre de civils, notamment de violences contre des femmes, soient traduits en justice lors de procès répondant aux normes internationales d'équité. La sécurité des victimes et des témoins devra être assurée.

# Posté le samedi 03 juin 2006 16:33

Victimes des Viols au Darfour

Le viol comme arme de guerre dans le Darfour

Communiqué de presse :

"Une quinzaine de femmes et de jeunes filles ont été violées dans différentes maisons du village. Les Janjawid ont brisé les membres de plusieurs femmes et jeunes filles pour les empêcher de s'enfuir". Les Janjawid sont restés six ou sept jours dans le village.

"Cinq ou six hommes nous ont violées, l'une après l'autre, pendant des heures pendant six jours, toutes les nuits. Mon mari n'a pas pu le supporter, il m'a rejetée".

(Paroles de réfugiées soudanaises interviewées par Amnesty International).

En dépit de l'attention régionale et internationale qui s'est portée sur le Darfour, et les promesses du gouvernement soudanais de désarmer les milices Janjawid, il n'existe toujours aucune protection pour les femmes et les jeunes filles.

Le rapport, qui s'appuie sur des centaines de témoignages, raconte comment des femmes et des jeunes filles sont violées, enlevées et forcées à devenir des esclaves sexuelles par les Janjawid. Lors de presque toutes les attaques de villages répertoriées par Amnesty International, l'armée gouvernementale était soit directement impliquée soit impliquée en tant que témoin direct.

"Les souffrances et exactions subies par ces femmes vont bien au-delà du simple viol. Les viols ont un effet catastrophique sur la santé des femmes et des jeunes filles ; de plus, les survivantes sont stigmatisées à vie et se retrouvent marginalisées à la fois vis-à-vis de leurs familles et de leurs communautés", a déclaré Amnesty International.

Cela a des conséquences sociales et économiques à long terme qui les rendent vulnérables à de nouvelles atteintes à leurs droits fondamentaux.

Les déplacements de population ont aussi rendu les femmes et les jeunes filles plus vulnérables et conduit à un nombre accru de mariages précoces, les parents comptant sur ces mariages pour protéger leurs filles.

"Les femmes et les jeunes filles sont agressées, non seulement dans le but de déshumaniser les femmes elles- mêmes mais également pour humilier, punir, contrôler, infliger la peur, déplacer les femmes et persécuter les communautés auxquelles elles appartiennent", selon l'organisation.

Les femmes du Darfour ayant subi des mutilations génitales courent un risque encore plus grand d'être blessées ou contaminées par le virus du sida et d'autres maladies sexuellement transmissibles.

"La communauté internationale doit prendre le viol beaucoup plus au sérieux et traiter la question de façon plus énergique. Des professionnels de santé qualifiés doivent être dépêchés immédiatement sur place pour venir en aide aux survivants", a déclaré Amnesty International



Elle a le sourire, mais pour combien de temps ?
Victimes des Viols au Darfour

# Posté le samedi 03 juin 2006 16:29

Un cri du coeur au Darfour

Un cri du coeur au Darfour
Les millions de réfugiés du Darfour ne reçoivent pas les 2100 calories par jour nécessaires à tout être humain pour vivre en bonne santé. La Communauté Internationnale doit donc faire davantage pour permettre à ces gens de survivre jusqu'aux récoltes de septembre.

C'est Le Cri du Coeur qu'a lancé hier le directeur du Programme alimentaire mondial des Nations unies. De plus, il a également fait état de la situation alimentaire extrêmement précaire des réfugiés du Darfour.

Il a donc demandé à la Communauté Internationale donatrice dans l'aide d'Urgence, de s'employer à prévenir les crises et les risques de la même manière que les nations donatrices le font chez elles. Ce qu'il demande, c'est donc d'appliquer les normes humanitaires appliquées pour leurs propres enfants à tous les enfants du monde.

Déjà, au début du mois de mai, le directeur du Programme alimentaire mondial des Nations unies a dû prendre ce qu'il a qualifié de «l'une des décisions les plus difficiles de toute sa vie»: réduire, en raison d'un manque d'argent, les rations alimentaires des réfugiés au Darfour à 1050 calories par jour dans le but de pouvoir nourrir tout le monde pendant cette période de «grande faim».

Le PAM (la plus grande organisation humanitaire au monde), avait pourtant demandé aux pays donateurs d'accroître leur aide pour les 6,1 millions de Soudanais du Darfour. Malgré cela, seulement 238 millions de dollars américains ont été recueillis (32 % de la somme nécessaire).

Heureusement, grâce à des efforts supplémentaires de la Comlmunauté Internationale, dès le mois de juin, ils pourront augmenter les rations à 1700 calories par jour.


Ce n'est pas acceptable qu'il y ait encore 100 millions d'enfants aujourd'hui qui aient besoin d'aide pour manger à leur faim, pour survivre, pour grandir et aller à l'école comme mes enfants et nos propres enfants et petits-enfants le font.

Aux membres des comités des affaires étrangères et de l'agriculture, M. Morris a rappelé hier avec beaucoup d'émotion que 18 000 enfants allaient mourir de faim cette année dans le monde.

«On ne peut faire autrement que de souffrir devant la douleur de ces enfants, que d'avoir honte de constater que l'on permette que cela se produise au XXIe siècle. On ressent de la colère à l'idée que ces enfants ne seront pas les seuls à connaître ce destin.» à déclaré le directeur du PAM avec beaucoup d'émotions.

# Posté le samedi 03 juin 2006 16:15

On me suggère...j'execute

On me l'a réclamé et suggèré dans un commentaire, mettre en ligne des actions concrètes pour agir.

Je vous propose donc d'ajouter votre signature à la pétition d'URGENCE DARFOUR
Vous pourrez apposer votre signature ici !

Vous pouvez trouver la liste des associations qui ont déjà signé ainsi que les personalités, on retrouve parmis elle des chanteurs comme les Wriggles, MC Solaar, Louis Chedid, des acteurs comme Yvan Attal, Romane Bohringer, Pierre Arditi ou Emma de Caunes, Mais aussi des personalités de télévision...

Vous pouvez retrouvez la liste et la pétition ici !

Cela ne prend que quelques secondes, prenez les !
On me suggère...j'execute

# Posté le lundi 08 mai 2006 06:00

Modifié le lundi 08 mai 2006 06:15